Frédéric-Gaël THEURIAU
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2014
             LES PUBLICATIONS EN 2014    

   « Hédi Bouraoui ou la valeur de lHumanisme » et « Poétique dun vocabulaire et dun langage spécifiques », in Hédi Bouraoui et les valeurs humanistes, Totonto (Canada), CMC, York University Press, coll. Essais Mosaïques, 2014, p. 17-27 et p. 89-103, 28 euros ou 28 dollars, ISBN 978-2-924319-07-09 (Br), ISBN 978-2-924319-08-6 (PDF)

Voir émission radiophonique à Toulouse : tvlectoure.free.fr/PAGEOuverte090414.mp3
Voir compte rendu en Tunisie par Samy Ben Ghorbel : www.leaders.com.tn/article/hedi-bouraoui-et-les-valeurs-humanistes
Note de lecture :
Revue Lectures de Mac Orlan, n° 3, éd. Lectures de Mac Orlan et les auteurs, 2015, p. 200-202, par Isabelle Rachel Casta :
Theuriau Frédéric-Gaël (dir.), Hédi Bouraoui et les valeurs humanistes
234 pages, 2014
ISBN 978-2-924319-07-09 (br.)
ISBN 978-2-924319-08-6 (PDF)
CMC Editions, Canada, Université York
« Je laisserai voguer mes « non »
A voiles toutes
Pour me frayer les routes de la candeur
Et si jamais ils en doutent
Je les prendrai à bras le corps
Pour étouffer torts et déroutes »
(poème publié dans Arts le Sabord, n° 85, p. 30)

Comme le laissent entendre et comprendre les quelques vers choisis pour cet exergue, c’est à un poète et à un romancier que le recueil ici présenté se consacre – plus exactement en rassemblant les « Actes du Colloque International « Culture globale et Valeurs humanistes dans l’oeuvre de Hédi Bouraoui » qui s’est déroulé du 23 au 26 mai 2013 à Lectoure (Gers), sous la responsabilité de Pierre Léoutre (« Dialoguer en poésie »).
L’essayiste critique Frédéric-Gaël Theuriau a rassemblé et ordonné les différentes communications, dont nous allons succinctement citer les titres et les auteurs – ils nous pardonneront cette désinvolture bien involontaire ; en introduction : « Hédi Bouraoui ou la valeur de l’humanisme », de Frédéric-Gaël Theuriau, puis « Livr’errance d’Hédi Bouraoui : l’entre deux de la critique et de la poésie » , sous la plume de Angela Buono ; « Hédi Bouraoui : un poète sans domicile fixe », nous est proposé par Monique W. Labidoire, suivi par : « Méditerranée : d’un rivage à l’autre, des cultures antiques à celles du IIIe millénaire, vent en poupe et voiles déployées, à la recherche de la petite île fortunée », de Marie-Andrée Ricau-Hernandez. Nous retrouvons le maître d’œuvre pour « Poétique d’un vocabulaire et d’un langage spécifiques » (Frédéric-Gaël Theuriau), que vont rejoindre « Corps et écriture dans Livr’errance » (Samira Etouil), « Hédi Bouraoui ou la "poétique du sens" », (Boussad Berrichi), « Nager à contre-courant : en amont de l’intuition d’Hédi Bouraoui », (Elizabeth Sabiston), « L’héritage littéraire de Macédoine et sa transposition en poésie par Hédi Bouraoui : une contribution à la francophonie littéraire mondiale » (Irina Babamova), « L’écriture "à travers" dans l’oeuvre poétique d’Hédi Bouraoui », d’Eric Jacobée, et « Paris Berbère : roman de Hédi Bouraoui », par Rachid Aous. Enfin la conclusion est apportée par Pierre Léoutre et Marie-A. Ricau-Hernandez, dans une synthèse intitulée : « culture globale et valeurs humanistes ».
Ce qui fait l’intérêt et la saveur du présent volume – et que met particulièrement en exergue la présentation de F.-G. Theuriau - , c’est que l’auteur, né en Tunisie, vivant au Canada et écrivant en français, incarne complètement et plaisamment la quintessence des valeurs ici soulignées : cet humanisme ouvert et lumineux, cet accueil à l’autre, cette acceptation généreuse de toutes les influences et de tous les apports, il ne se contente pas d’en parler ; il les vit, les donne à voir, à éprouver, à lire !
Citons, sur le mode cocasse, cette forme d’autoportrait poétique, qui le dessine à grands traits : « Tu me domines Américain de mes amours/ Je me canadianise /Tonique-moi le/Ce vers de tes dollars/Je suis cané / [...] Canerons-Nous mon identité /Sans qu’on me le dise » (Échosmos, in « Canaduitude », 1986).
Même la désillusion cruelle, la tristesse devant sa ville natale saccagée et bétonnée se muent en sagesse et en acceptation… car, comme nous le dit F.-G. Theuriau, il serait vain de se battre contre le temps : « Il accepte les changements qui l’ont flétrie non sans évoquer l’ancienne Sfax avec toutes ses beautés. Il s’épanche, nostalgique, sans s’apitoyer » (p. 92).
Rachid Aous y insiste encore : « toutes ces thématiques soulèvent la question cruciale de « l’identité » dans la mesure même où elle est au coeur de nombreux problèmes sociaux et politiques cristallisant le rejet de l’altérité ou, pour le moins, le renforcement de réflexes d’enfermement culturel ethnocentrique » (p. 200). Et l’on pourrait bien sûr citer toutes les communications qui, d’une façon ou d’une autre, magnifient « l’interstice », le nomadisme, la bienveillante malice du regard de Bouraoui sur ses contemporains et sur le vaste monde !
C’est pourquoi l’analyse de Frédéric-Gaël Theuriau nous semble essentielle : à travers deux recueils poétiques, Sfaxitude (2005) et Illuminations Autistes (2003), il lit l’affleurement d’une parole intime, profondément originale, et qui nous fait – personnellement – penser au jeune Paul Eluard de Capitale de la Douleur, et même, pour l’acceptation tonique de l’adversité et la constante affirmation de la foi en l’avenir, le René Char de Seuls demeurent (Partage formel) : « à chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d’avenir » !
Monique Labidoire évoque elle aussi l’amour de la vie et le sens du voyage qui animent l’auteur : « Pour Hédi Bouraoui, heureux héritier de trois cultures et cherchant sans cesse à en partager d’autres, c’est se tenir prêt à quitter le désert et la rose des sables pour les baleines du Saint-Laurent en faisant halte sur les quais de la Seine », (p. 49). C’est sans doute à cette errance heureuse, à cette porosité sans cesse réaffirmée aux splendeurs du monde, aux influences multiples et harmonieusement réinterprétés, que nous devons le goût des « mots-valises » souligné par l’ensemble des critiques : « l’univers des mots « fabriqués » par Hédi Bouraoui tels que « Sfaxitude », « transpoétique », « créaculture », « nomatitude », «vésuviade » et encore bien d’autres [] » (p. 215).
Les productions romanesques de Hédi Bouraoui sont également scrutées avec acuité par Rachid Aous, qui nous entraîne dans  Paris Berbère : « L’intrigue met ici en scène, ce qu’Amine Malouf nomme « Les identités meurtrières ». Tassadit et Théo auront à en subir les affres, en lien direct avec des aliénations identitaires, cultuelles et culturelles, enracinées dans les consciences » (p. 196). On devine les profonds retentissements que cette problématique peut avoir aujourd’hui, pour les couples mixtes, ou tout simplement les hommes de bonne volonté confrontés aux obscurantismes et aux préjugés…
Soulignons encore un point : l’œuvre de Bouraoui, si elle est connue, appréciée et commentée par les amateurs et les spécialistes, n’est sans doute pas encore suffisamment connue du « grand » public ; cet écart serait comblé par la lecture de ce recueil critique, illustré de nombreuses photographies, enrichi de références pertinentes. Une occasion à ne pas manquer… car faire connaissance d’un des esprits les plus joyeux, généreux et talentueux de notre temps est un privilège et un plaisir, pour toutes et tous.
C’est sur quelques mots particulièrement topiques de Monique Labidoire que nous aimerions refermer  - temporairement au moins – cette recension :
« Les titres des trois recueils d’Hédi Bouraoui que sont Nomadaime, Émigressence, Livr’errance suffisent à montrer la volonté du poète d’être « sans domicile fixe » pour habiter poétiquement le monde » (p. 52).
Ainsi rejoignons-nous,  l’espace d’une formule, le grand projet poétique d’Heidegger, pour qui « c’est en poète que l’homme habite la Terre ». Il songeait certes aux romantiques allemands, mais rien ne s’oppose à ce que nous symétrisions le cosmopolitisme de Bouraoui avec l’illuminisme d’un Novalis ou d’un Hölderlin…


   « La dimension maritime chez Jules Verne », in Αιολικα Γραμματα (Lettres Eoliennes), traduction en grec de Katherina Valetas, Callithea (Grèce), Costas Valetas, 2014, p. 15-17, 10 euros, ISSN 1010-4569

1. Un état essentiel
2. Le théâtre
3. Les récits de voyage
4. La poésie
5. La mer omniprésente et polymorphe


   La Critique russe dans la spacio-temporalité, Sergueï Panov et Sergueï Ivashkine, traduit en français par Sergueï Panov, sous la direction de Frédéric-Gaël Theuriau, Antibes, éd. Vaillant, 2014, 5 euros, ISBN 978-2-916986-71-5


   Le Voyage musical chez Jules Verne, avec traduction en russe par Ekaterina Kondratiéva, Antibes, éd. Vaillant 2014, 5 euros, ISBN 978-2-916986-70-8


   « La dimension maritime chez Jules Verne », in La Mer dans tous ses états : lélément aquatique dans la littérature, Tours, éd. AICL, 2014, p. 85-99, 15 euros, ISBN 978-1-493582-24-2

1. Un état essentiel
2. Le théâtre
3. Les récits de voyage
4. La poésie
5. La mer omniprésente et polymorphe

   « Représentations de la gent féminine chez Molière », in Savantes femmes & citoyennes de Tendre en Europe (1607-1678), Paris, éd. LHarmattan, 2014, p. 17-32, 21 euros, ISBN 978-2-343-03949-7

1. Une présence affirmée chez Molière
2. Lapparence
     2.1. Les belles manières
     2.2. L
érudition
3. La liberté
     3.1. Le mariage dintérêt
     3.2. Le mariage échappatoire
4. La simplicité
     4.1. La franchise
     4.2. La vulnérabilité
5. Molière, un observateur de son temps
Actualités  
  Vendredi 17 février 2017, 11h00, Université de Sfax (Tunisie), communication sur « Apport ethnologico-linguistique de Tales of Heritage I & II » à l'occasion du colloque international sur « Hédi Bouraoui entre l'ancien et le nouveau ».

JE SUIS CHARLIE-HEBDO : Sous la Monarchie de Juillet, le poète Savinien Lapointe choisit, dans la poésie sociale « L’Infanticide » (1840), le « tranchant de [son] vers » au sous-entendu « tranchant du fer » comme arme de combat littéraire contre les iniquités de son temps. Par ailleurs, dans la poésie satirique « Les Factieux » (1849), il livra cette pensée magnifique et criante de vérité à propos de la liberté : « La liberté n’est pas une œuvre d’attentat. / Ce n’est pas seulement commettre un fratricide ; / Mais qui tue en son nom devient liberticide ! / Sachez faire accepter, non imposer nos droits. »
Il y a, dans cette sage parole poétique, un écho à l'actualité récente. Premièrement, par une compréhension d'analogie en remplaçant le terme « liberté » par « conviction » au nom de laquelle « celui qui tue en son nom devient » la négation de celle-ci. Deuxièmement, par une compréhension d'opposition puisque ce ne fut point la liberté le moteur des attentats mais au contraire la liberté qui en fut la cible. Quoi qu'il en soit, la liberté ne revient point à faire n’importe quoi n’importe comment. Les évènements des 7, 8 et 9 janvier 2015, les coups reçus par Charlie-Hebdo et les autres, retentissent dans le Monde comme une atteinte à la liberté de pensée, d’expression et même de confession.
La démocratie, avec ses qualités et ses défauts, s’en trouve au contraire renforcée. Ceux qui ont commis cet acte infâme, barbare, raciste, sont incapables de réflexion en ayant été les bras armés de groupuscules mal intentionnés en réalité éloignés des préceptes d’un Dieu miséricordieux. Preuve est faite, une fois encore dans l’Histoire, comme le remarquait déjà à la Renaissance l’Humaniste François Rabelais dans son Pantagruel (chapitre 8), que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Vive la liberté ! Vive la paix ! Vive la diversité !
 
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